Interview L'Express
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Lucky Cart dans le hors série de L’Express – L’Entreprise

Coralie Ginestet

Par Coralie Ginestet
Le 25 septembre 2015

Il y a quelques semaines, Cyril Marchal a eu l’occasion de rencontrer un journaliste de L’Express pour discuter de Lucky Cart et de l’innovation dans la promotion. Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’article paru dans hors-série de L’Express – L’Entreprise le 17 septembre 2015.

(A noter que l’article contient une petite erreur, la plateforme SaaS de Lucky Cart ne fonctionne pas sur abonnement, elle est entièrement gratuite pour nos clients !)

Chez Lucky Cart, l’innovation est double.

Innovation produit, d’abord : la société créée par Cyril Marchal a renouvelé l’une des plus vieilles armes du marketing, qui n’avait pas bougé depuis des décennies, la remise. Innovation service, ensuite. Grâce à une plateforme Web développée en interne, l’entreprise va bientôt être en mesure de fonctionner sur un modèle SaaS (Software as a Service), donc commercialisé par abonnement.

En 2010, alors qu’il est salarié chez l’éditeur de jeux vidéos Ubisoft, Cyril Marchal fait une découverte étonnante, lors d’une tournée en Chine. Pour lutter contre la fraude à la TVA, l’Etat chinois a trouvé une façon originale d’inciter les consommateurs à demander leurs factures : ces dernières sont imprimées sur des tickets de loterie à gratter. Coup de chance, à son retour en France, des amis avocats l’informent que la Cour Européenne de Justice autorise désormais les jeux avec obligation d’achat.

L’idée de Lucky Cart prend forme : au lieu de proposer une remise de 5% de ses achats au consommateur, pourquoi ne pas lui offrir 5% de chance de s’en faire rembourser la totalité. Le procédé, baptisé Promogaming par son créateur, a convaincu environ 90 clients en France : The Body Shop, le Drive d’Intermarché, Go Sport, Menlook. Mais c’est la seconde innovation qui lui a permis de changer de division.

 

Cyril Marchal article LExpress

 

Avec le concept de Promogaming en poche, Cyril Marchal aurait pu fonder une « simple » agence marketing. Il a préféré mettre l’outil en ligne, et donc entre les mains de ses clients : « En vingt minutes, ils peuvent concevoir leur campagne de A à Z, explique le fondateur. Les visuels, les paramètres du jeu ( probabilité, paniers éligibles,etc) sont totalement personnalisables en ligne. » L’inconvénient de ce choix technologique ? Il a fallu investir pour bâtir la plateforme et prendre le temps de convaincre les clients d’y interfacer leurs logiciels de relation-client.

Lancée en octobre 2010, Lucky Cart n’a vraiment signé ses premiers contrats que trois ans plus tard. L’avantage ? Le développement commercial a été beaucoup plus intense ensuite, chaque nouveau client ne représentant qu’un coût très marginal. « Notre chiffre d’affaire a été multiplié par cinq en 2014, et nous étions rentables ! Nous allons encore tripler ou quadrupler cette année. » se félicite Cyril Marchal. En opérant toutes ces campagnes sur son système, la société a aussi récupéré une mine de données sur les préférences des consommateurs en matière de remise : plutôt joueurs et attirés par la loterie ou plutôt enclins à choisir le bon vieux rabais … Enfin, ce choix technologique a naturellement placé Lucky Cart dans la case start-up. Et lui a permis de lever 1,6 millions d’euros auprès d’investisseurs comme Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel), Partech Ventures, ou encore le fonds du géant du ticket-restaurant Edenred. Un capital qui servira à financer l’embauche d’une douzaine de personnes, l’implantation en Allemagne et au Royaume-Uni, et enfin le développement de l’application SaaS.

La leçon : toujours se demander si les nouvelles technologies peuvent permettre d’adopter un business model différenciant.

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